Le contrôle des énergies

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1 La planification des travaux a visiblement été escamotée puisqu’un travailleur utilise la machine pendant que des tâches d’entretien sont réalisées.

La solution :

  • Claude, l’opérateur, n’a pas à se soucier des énergies; il profite de ce temps d’arrêt pour changer sa matrice. Claude est une personne responsable : la production doit être optimale.
  • Tout travail nécessitant une ou des sources d’énergie exige une planification. C’est ce qu’on appelle une méthode de contrôle des énergies. Celle-ci inclut des procédures faciles à comprendre et accessibles.
  • Sylvain, le mécanicien, ne dispose pas de consignes particulières, car ce n’est pas son premier changement de courroie.

2 Les sources d’énergie de la machine ne sont pas toutes contrôlées. Est-ce bien prudent? Et si la presse repartait de façon intempestive?

La solution :

  • Une équipe compétente élabore des procédures de travail sécuritaires pour contrôler toutes les sources d’énergie de chacune des machines, tout en veillant à ce que les accessoires requis soient disponibles en tout temps.
  • La coordonnatrice de la SST et son assistante s’assurent que tous les travailleurs disposent d’un cadenas personnel. Et qu’ils savent quand et comment l’utiliser.
  • Toutes ces réponses sont bonnes.

3 Le mode de cadenassage de l’installation électrique est-il vraiment sécuritaire?

La solution :

  • Une attache autobloquante (« tie wrap ») est installée sur le sectionneur (énergie électrique) et la valve est fermée (énergie pneumatique); Sylvain, le mécanicien, a pris toutes les mesures pour assurer sa propre sécurité.
  • Les accessoires et les cadenas doivent être disponibles pour chacune des sources d’énergie à contrôler. Ainsi, tous les travailleurs seront en sécurité.
  • Lorsque la méthode de contrôle des énergies prévoit une attache autobloquante (« tie wrap »), c’est que ce dispositif est aussi sécuritaire qu’un cadenas.

4 Lunettes de protection sur la tête, vêtements amples et souliers de sport… Beau look, mais pas très sérieux!

La solution :

  • Les travailleurs doivent porter des vêtements appropriés pour les tâches à réaliser. Ici, les chaussures et les lunettes de protection sont de mise.
  • Sylvain est à même de déterminer quand ses lunettes de protection sont nécessaires ou pas.
  • Sylvain, le mécanicien, préfère ses vêtements et ses souliers de fin de semaine. Aucun équipement de protection individuelle n’est obligatoire dans une usine. Ce n’est pas un chantier de construction.

5 L’escabeau choisi est-il approprié pour les tâches accomplies?

La solution :

  • Un escabeau doit correspondre à la classe de l’usage qui en est fait.
  • Les escabeaux doivent être utilisés pour des travaux de courte durée. Au besoin, une plateforme de travail assure davantage de stabilité et de sécurité.
  • Toutes ces réponses sont bonnes.

6 Est-ce un environnement de travail ou un parcours à obstacles?

La solution :

  • Une mauvaise chute provoquée par des objets qui traînent n’a pas sa place. Le maintien d’un espace rangé est un bon moyen de prévention.
  • Dans une usine de fabrication, il est normal que des pièces et des accessoires soient à portée de main.
  • Les objets dans un environnement de travail sont fréquents et les travailleurs sont formés pour éviter les obstacles.

Photo : Denis Bernier

Dans une usine de conception et de fabrication de plateformes élévatrices de travail, Sylvain doit changer la courroie du moteur de la presse pendant que son collègue Claude change la matrice de la même presse sans savoir qu’une opération d’entretien est en cours. Ces travaux semblent pour le moins improvisés. En effet, Sylvain et Claude ont accepté de déroger à leurs habituelles méthodes de travail pour les besoins de notre démonstration.

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Les corrections

Le contrôle des énergies

Avant toute chose, des procédures décrivant la méthode de contrôle des énergies doivent être élaborées par les employeurs ayant autorité sur l’établissement. Ces procédures définissent notamment quand, où et comment cadenasser. Elles doivent être accessibles et faciles à comprendre. Par exemple, des photos ou des schémas peuvent faciliter la compréhension.

Lors des travaux d’entretien d’une machine, l’employeur doit coordonner les mesures à prendre, déterminer les rôles respectifs de chacun et informer tout travailleur susceptible d’utiliser la machine des travaux en cours. Dans ce cas en particulier, le changement de matrice improvisé sur la presse ne se fera pas pendant qu’un autre travailleur change la courroie de son moteur.

Dans la situation exposée, trois sources d’énergie sont présentes : gravitationnelle, pneumatique et électrique. Sur le sectionneur, une attache autoblocante (tie wrap) est nettement insuffisante et sur la valve pneumatique, aucun moyen de verrouillage n’est utilisé. Quant au poste de travail, il doit faire l’objet d’une vérification de manière à ce que l’on s’assure que la matrice ne descend pas pendant qu’un travailleur effectue un travail dans la zone dangereuse. Une procédure décrivant la méthode de contrôle des énergies doit tenir compte de toutes les sources d’énergie, c’est pourquoi un cadenas à cléage unique est installé sur le sectionneur ; un autre, sur la valve pneumatique, et un vérin ajustable est installé entre le banc de la presse et le mouton (bélier). L’utilisation d’une boîte de cadenassage est une bonne pratique qui permet à d’autres travailleurs d’y apposer leur cadenas en cas de besoin.

Lorsqu’on utilise un escabeau, on doit s’assurer que sa classe correspond à l’usage qui en est fait, garder les deux pieds sur les échelons et demeurer entre les montants. Par ailleurs, les échelles et les escabeaux ne doivent être utilisés que pour des travaux de courte durée. D’une façon générale, pour effectuer des travaux en hauteur, il faut recourir à un autre type d’engin, tel qu’une plateforme de travail, qui assure davantage de stabilité et de sécurité.

Finalement, les travailleurs portent les vêtements appropriés à la tâche, ainsi que des chaussures et des lunettes de sécurité. Bien évidemment, les lieux ont été dégagés de tout ce qui les encombrait.

Nous remercions Hydro Mobile pour son excellente collaboration. Nous remercions également nos figurants et figurantes : Daniel Champagne, directeur général; Gabrielle Jolicoeur, conseillère en santé et sécurité du travail; Manon Larrivée, adjointe de direction; Claude Gagnon, superviseur; et Sylvain Caouette, électromécanicien.

Personne-ressource : Francis Bergeron, inspecteur et expert en sécurité électrique à la Direction régionale de Lanaudière de la CNESST

Coordination : Sylvie Gascon, Direction générale de la prévention-inspection et du partenariat de la CNESST