Manœuvres de recul

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1 Affairés à leurs tâches, Michel et Dominic ne semblent pas se rendre compte qu’un camion recule dans leur direction.

La solution :

  • C’est normal, ils travaillent!
  • Le camionneur dispose d’une distance minimale de 1,5 mètre pour déposer son contenu à proximité des travailleurs.
  • Dès qu’un camion est susceptible de reculer, le maitre d’œuvre du chantier doit planifier les manœuvres pour mettre en place tous les moyens de protection des travailleurs.

2 Aucune signalisation ne délimite les zones de recul des camions des zones piétonnes.

La solution :

  • Il est obligatoire, si le chantier compte 10 travailleurs ou plus, d’élaborer un plan de circulation* 
    * Ce plan de circulation prévoit la dimension des voies de circulation, la localisation des aires de recul, la signalisation, la vitesse maximale permise et le positionnement d’un signaleur de chantier ou routier.
  • Lorsqu’il y a présence de piétons dans une zone de recul, il est obligatoire d’élaborer un plan de circulation*  
    * Ce plan de circulation prévoit la dimension des voies de circulation, la localisation des aires de recul, la signalisation, la vitesse maximale permise et le positionnement d’un signaleur de chantier ou routier.
  • Lorsqu’il y a présence de piétons dans une zone de recul, il est recommandé, si le chantier compte 10 travailleurs ou plus, d’élaborer un plan de circulation*  
    * Ce plan de circulation prévoit la dimension des voies de circulation, la localisation des aires de recul, la signalisation, la vitesse maximale permise et le positionnement d’un signaleur de chantier ou routier.

3 En pleine manœuvre de recul de son camion, Pier-Mathieu est en conversation téléphonique. Est-ce bien prudent?

La solution :

  • Il est de la responsabilité du signaleur de chantier de se soucier des travailleurs et de les avertir dans la zone de recul.
  • Même si le signaleur de chantier est présent, il est de la responsabilité de chacun des travailleurs, y compris du conducteur du camion, de demeurer attentifs et concentrés.
  • Ça dépend avec qui le conducteur du camion parle!

4 De son côté, au volant de son camion, Martine crie pour avertir Michel et Dominic qu’un camion recule dans leur direction. S’improvise-t-elle signaleuse de chantier?

La solution :

  • Un signaleur de chantier est requis à la discrétion du maitre d’œuvre.
  • Un signaleur de chantier ou d’une aire de recul est requis lors des manœuvres de recul de certains types de véhicules automoteurs dans une zone où la sécurité des personnes peut être compromise.
  • Un signaleur de chantier est requis en tout temps dès que des camions circulent.

5 La boîte de son du klaxon du camion semble briller par son absence. Est-ce la raison pour laquelle Michel et Dominic ne bougent pas?

La solution :

  • Pour assurer la sécurité des travailleurs lors d’une manœuvre de recul, les camions doivent être munis d’une alarme de recul à réenclenchement automatique pour la marche arrière qui est visible et qui pointe vers l’arrière.
  • Pour assurer la sécurité des travailleurs lors de manœuvre de recul, les camions de plus de 4 250 kg doivent être munis d’une alarme de recul à réenclenchement automatique pour la marche arrière.
  • Pour assurer la sécurité des travailleurs lors d’une manœuvre de recul, les camions de plus de 2 250 kg doivent être munis d’une alarme de recul à réenclenchement automatique pour la marche arrière qui est visible et qui pointe vers l’arrière.

6 Sur un chantier, certaines pièces d’équipement de protection individuelle sont indispensables. Les travailleurs en ont-ils oublié quelques-unes ici?

La solution :

  • Tous doivent porter : un casque, des lunettes de protection, des chaussures de sécurité et des vêtements appropriés.
  • Sur un chantier routier, tous les travailleurs doivent porter un dossard orange. Cependant, le signaleur de chantier doit porter une veste spécifique de couleur jaune-vert fluorescente de classe 2 ou 3.
  • L’ensemble de ces réponses.

7 Avant de se rendre à la zone de déchargement, Pier-Mathieu devra assurément rouler sur quelques obstacles!

La solution :

  • Ce n’est pas si grave, car ce ne sont que des rebuts de toute façon qui seront enfouis.
  • Libérer les voies de circulation et tenir des lieux en ordre, sans accumulation de rebuts ou de matériaux, permet de réduire les risques de chute de même niveau.
  • Seuls les matériaux au sol de plus de 10 cm de hauteur doivent être obligatoirement retirés pour ne pas entraver les déplacements du camion.

Photo : Denis Bernier

Un chantier est un environnement où les déplacements sont nombreux et où les travailleurs, les piétons, parfois même le public, ainsi que les camions peuvent être appelés à se côtoyer, d’où l’importance de bien planifier la circulation des véhicules afin de protéger toute personne sur le chantier. Dans notre mise en scène, deux travailleurs s’affairent pendant qu’un camion recule dans leur direction pour décharger une cargaison de remblais.

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Les corrections

Manœuvres de recul

Sur un chantier, la circulation doit être contrôlée pour assurer la protection de tous les travailleurs et du public. Donc, dans un premier temps, un plan de circulation doit être établi, puis la localisation ainsi que la dimension des voies de circulation doivent être prévues ; la localisation des aires de recul, la signalisation, les vitesses maximales per-mises, la présence d’un signaleur de chantier pour les manœuvres sur le chantier et d’un signaleur routier pour le contrôle de la circulation routière également. Ce plan doit être disponible pour consultation en tout temps sur les lieux de travail. À noter que pour les chantiers de 10 travailleurs ou plus, l’élaboration de ce plan est obligatoire avant le début des travaux.

Les manœuvres de recul des camions doivent s’effectuer dans une aire de recul où personne ne peut circuler à pied ou alors sous la direction d’un signaleur de chantier qu’il faut distinguer du signaleur routier qui, lui, dirige les usagers de la route aux abords du chantier routier. L’aire de recul présentée dans la photo est identifiée et balisée par des chaînettes. D’autres panneaux de circulation indiquent notamment la limite de vitesse permise et l’interdiction de circuler à pied d’un côté. Dans le chantier présenté dans notre mise en scène, l’achalandage est particulièrement élevé. Donc, en plus d’une aire de recul balisée qui y permet la sécurité, un signaleur de chantier assure, lui, la sécurité générale liée à la circulation et peut ainsi prendre en charge l’arrivée d’un deuxième véhicule grâce à un appareil de télécommunication. Aucun conducteur de camion n’aura donc à avertir les travailleurs des dangers qui les guettent, c’est promis. Bien entendu, le conducteur du camion en pleine manœuvre de recul se concentre sur sa tâche.

Par ailleurs, comme le camion qui recule a une capacité nominale de plus de 2 250 kg, celui-ci est muni d’une alarme de recul à réenclenchement automatique pour la marche arrière, visible et pointant vers l’arrière.

Dans notre mise en scène, puisque les travaux se déroulent sur un chantier routier, tous les travailleurs portent évidemment un dossard de couleur orange et bien évidemment un casque et des chaussures de sécurité. Le signaleur de chantier porte, quant à lui, un dossard de couleur jaune-vert fluorescent de classe 2 ou 3, niveau 2, conforme à la norme Vêtements de sécurité à haute visibilité, CSA Z96.

Finalement, les voies de circulation sont dégagées de tout ce qui les encombrait.

Nous remercions KPH Turcot, de même que le ministère des Transports pour leur excellente collaboration, plus particulièrement Daniel Landry, directeur de la santé et sécurité au travail, Jean-Sébastien Villeneuve, agent de sécurité et coordonnateur de la santé et sécurité au travail, et Dominic Dufour, responsable VTSS de Kiewit (Voix des travailleurs en santé et sécurité) en santé et sécurité au travail.

Nous remercions également nos figurants : Michel Potvin, Dominic Dufour, Martine Labelle, Pier-Mathieu Roy, tous membres VTSS de Kiewit (Voix des travailleurs en santé et sécurité), et Jean-Sébastien Villeneuve, agent de sécurité.


Personnes-ressources : Alexandra Miranda-Chang, ing., Direction générale de la prévention-inspection et du partenariat, et Paul Dupont, inspecteur, Direction régionale de Montréal de la prévention-inspection (BTP), tous deux de la CNESST

Coordination : Sylvie Gascon, Direction générale de la prévention-inspection et du partenariat de la CNESST


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