L’ergonomie en télétravail

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1 Marie-Claude semble penchée vers son écran. Est-ce que la table est trop basse ou est-ce la chaise qui est trop haute?

La solution :

  • Marie-Claude a pris des mauvaises habitudes à l’école secondaire… Elle devrait prendre une posture d’adulte.
  • Marie-Claude doit ajouter un ou plusieurs coussins sur la chaise pour se rehausser et de placer son écran à environ un bras de distance.
  • Marie-Claude est trop petite… C’est impossible d’ajuster un mobilier qui n’est pas conçu pour sa grandeur.

2 Comme ses pieds ne touchent pas au sol, un des deux se balance, tandis que l’autre est sous sa cuisse. Pour 5 minutes ça va,  mais toute une journée?

La solution :

  • Pour soulager la pression sous les cuisses, un repose-pieds est nécessaire.
  • Une mallette, un coffre à outil ou tout autre objet peut servir pour que les pieds soient bien à plat, les genoux et les hanches à angle droit.
  • Toutes ces réponses.

3 Le dos de Marie-Claude n’est pas appuyé contre le dossier de sa chaise. Bonjour les maux de dos!

La solution :

  • Marie-Claude est très concentrée sur son travail. Son employeur est ravi par tant d’efforts.
  • Le dossier doit épouser le creux du bas du dos. On peut installer des coussins derrière soi si le siège est trop profond. Marie-Claude devra être inventive et accorder une attention constante à sa posture.
  • Si Marie-Claude se tient droite et que ses pieds sont bien au sol, il n’est pas nécessaire que son dos soit appuyé contre le dossier.

4 Les avant-bras de Marie-Claude ne sont pas supportés par des appuie-bras ni par la table. Il y en a même un qui est appuyé contre l’arrête de la table. Est-ce bien confortable?

La solution :

  • L’utilisation d’un clavier et d’une souris supplémentaires est fortement recommandée. Ainsi, l’espace de travail permet aux avant-bras d’être supportés par la table.
  • Un chandail à manche longue et une table au bord arrondi permettront à Marie-Claude de travailler confortablement.
  • L’important, c’est que Marie-Claude soit confortable. Un petit café ou un jus feront l’affaire.

5 Marie-Claude semble partager la pièce avec de jeunes enfants. Sans compter qu’un panier à linge lui rappelle les autres corvées qui l’attendent. Est-ce qu’elle peut arriver à se concentrer dans ces conditions?

La solution :

  • Idéalement, Marie-Claude devrait s’installer dans une pièce isolée. De plus, en planifiant des pauses régulières, elle pourra se dégourdir les muscles et maintenir sa concentration.
  • Marie-Claude doit composer avec la présence de ses enfants, il serait avantageux de prévoir des jeux calmes.
  • Toutes ces réponses.

6 On ne voit aucun écouteur. Est-ce que les communications avec les collègues se font en mains libres? Pour 5 minutes ça va, mais….

La solution :

  • Les ordinateurs de nos jours sont capables de réduire le bruit ambiant, Marie-Claude n’a qu’à en activer la fonction.
  • Lors des réunions ou des conversations téléphoniques, un casque d’écoute avec un microphone intégré favorisera les communications avec les collègues.
  • Aucune de ces réponses

7 Si Marie-Claude ne trébuche pas sur le fil qui traîne, peut-être que la petite voiture arrivera à la faire tomber!

La solution :

  • La règle du 30 s’applique, c’est-à-dire 30% du plancher doit être libre de tout objets, à la maison comme au bureau.
  • Marie-Claude est habituée aux traineries, c’est chez elle! Elle enjambera tous les jouets de ses enfants.
  • Même à la maison, une mauvaise chute est possible, c’est pourquoi il faut les prévenir en libérant les espaces.

Photo : Denis Bernier

Le télétravail présente plusieurs avantages, mais également plusieurs défis. Jeune maman, Marie-Claude n’a pas de bureau à proprement dit chez elle. Elle s’installe donc comme elle peut sur la table de la salle à manger. Elle doit également composer avec ses autres obligations familiales, comme s’occuper de ses enfants. Raison de plus pour consacrer du temps à la planification de son travail. Pour les besoins de notre démonstration, Marie-Claude a accepté de nous démontrer ce qu’il ne faut surtout pas faire lorsque nous sommes en télétravail à l’ordinateur.

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Les corrections

L’ergonomie en télétravail

Un bureau à domicile doit être aménagé pour que la personne soit bien installée et confortable, parce que sept ou huit heures à travailler sur le coin d’une table peuvent sembler très longues! D’abord, il faut positionner son écran perpendiculairement aux fenêtres, plutôt que de face ou de dos. Cela réduira considérablement l’éblouissement et les reflets.

Si on s’installe à une table de cuisine, il vaut mieux choisir une chaise sans bras pour appuyer ses avant-bras sur la table devant soi. Comme les tables de cuisine sont plutôt hautes, dans la majorité des cas, il faudra ajouter un ou plusieurs coussins sur la chaise pour se rehausser. L’objectif est d’être assis assez haut pour appuyer les avant-bras sur la table, coude à angle droit, sans relever les épaules. Le dossier doit bien épouser le creux du bas du dos. Si on ne possède pas de chaise de travail ajustable, on peut installer des coussins derrière soi si le siège est trop profond. Un repose-pied assez haut peut être nécessaire pour soulager la pression sous les cuisses. Vous n’avez pas de repose-pieds? Improvisez-en un avec une mallette, un coffre à outils, etc. L’objectif est d’avoir les pieds à plat, les genoux et les hanches à angle droit, le bas du dos soutenu pour faciliter le maintien d’un dos droit, les épaules relaxent et le cou dans le prolongement de la colonne vertébrale.

Lorsqu’on travaille de longues heures avec un portable, il vaut mieux utiliser une souris et un clavier supplémentaires pour placer l’écran à la hauteur et à la distance qui conviennent. On peut ainsi dégager un espace devant soi pour que les avant-bras soient supportés par la table. L’écran doit se trouver à une distance correspondant à une longueur de bras, et le tiers supérieur doit se trouver à la hauteur des yeux. Pour remonter l’écran, on peut utiliser un support conçu à cette fin ou alors utiliser les livres qu’on a sous la main pour le rehausser. La souris, elle, doit être à la même hauteur que le clavier et se trouver le plus près possible de l’utilisateur, dans le prolongement de l’épaule et du bras.

Idéalement, on s’installe dans une pièce isolée. Si ce n’est pas possible, il faut tenter de délimiter un espace de travail bien précis. Par exemple, si on a de jeunes enfants à la maison, il faut leur faire comprendre que l’endroit qu’on a choisi est réservé pour des activités calmes.

Si on passe beaucoup de temps au téléphone ou en rencontre virtuelle, il peut être fort avantageux, pour soi et pour les autres, d’utiliser un casque d’écoute. Il nous permettra de nous isoler davantage et facilitera nos communications avec les collègues.

Le télétravail réduit le besoin et le nombre de déplacements puisque tout se passe de la maison et à l’écran (réunion, consultation auprès d’un collègue, etc.). Des heures de travail prolongées dans la même position peuvent causer des troubles musculosquelettiques. Pour réduire les effets de la sédentarité et du statisme, il est donc particulièrement important de se fixer et de respecter un horaire de travail incluant des pauses régulières pour se dégourdir les muscles, regarder au loin et décrocher quelques minutes. Par ailleurs, il faut arrêter pour les repas et bien s’hydrater tout au long de la journée. Avoir une montre peut aider à conserver une notion du temps et à mieux respecter cet horaire.

Bien entendu, ce n’est pas parce qu’on est à la maison qu’on doit travailler dans un espace encombré. Il faut donc s’assurer d’avoir un espace de travail dégagé, exempt de fils ou d’objets au sol.

Nous remercions notre figurante et personne-ressource, Marie-Claude Duford, conseillère experte en ergonomie, Direction générale de la gouvernance et du conseil stratégique en prévention de la CNESST.

Nous remercions également notre figurant en mortaise : Marc-Antoine Beaudry, étudiant à l’École de technologie supérieure.

Coordination : Sylvie Gascon, Direction générale de la gouvernance et du conseil stratégique en prévention de la CNESST


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