Facteurs de risque: la SST en vedette dans une série télé

Facteurs de risque : la SST en vedette dans une série télé

La série Facteurs de risque, produite par Savoir média en collaboration avec l’IRSST, est offerte aux téléspectateurs et aux internautes depuis le 18 février 2020.

Avec François-Étienne Paré à l’animation et Marc-André Girard à la réalisation, cette série, composée de six épisodes de 27 minutes, met en lumière la contribution de la recherche pour éliminer les risques d’atteinte à la santé et à la sécurité des travailleurs et pour favoriser leur réadaptation.

La SST : pas plate du tout !

Comment faire une série télé sur la recherche en santé et en sécurité du travail (SST) qui soit captivante ? « Afin de dynamiser les épisodes, nous avons décidé d’y aller avec un enchaînement de diverses capsules. Oui, nous faisons des états de la recherche, mais il y a également des incursions dans le monde du travail et beaucoup de témoignages. Ce n’est pas statique, tout est en mouvement. Nous avons même un humoriste, Neev, qui ajoute une touche d’humour au contenu », affirme Anne-Marie Simard, productrice déléguée et responsable du projet chez Savoir média.

Depuis un peu plus d’un an, Savoir média succède à Canal Savoir en poursuivant sa mission de transmission des connaissances, mais avec une approche et une programmation totalement renouvelées. La série télévisée Facteurs de risque s’inscrit dans ce courant. Il s’agit d’une série d’une grande qualité et d’une facture visuelle impressionnante. « La collaboration entre l’IRSST et Savoir média est vite devenue une évidence, puisque tous deux ont à coeur la transmission du savoir issu de la recherche vers un large public », constate Charles Gagné, directeur des communications et de la valorisation de la recherche à l’Institut. « Pour Savoir média, c’est une grande fierté de produire une série sur la recherche en SST en collaboration avec l’IRSST, qui est une référence mondiale en recherche en santé et en sécurité du travail », affirme la productrice.

Six émissions, six thèmes !

Les six épisodes ont été tournés autour de six grands thèmes, soit l’analyse de l’air, les contaminants chimiques, les risques mécaniques et physiques, le bruit, le corps au travail, et les nouveaux risques pour la SST qu’entraîne la révolution 4.0. Dans chacune des émissions, des chercheurs et des collaborateurs de l’IRSST sont à l’avant-plan pour faire découvrir les avancées scientifiques. Six capsules intitulées Facteurs de changement sont aussi offertes en complément. Elles présentent six chercheurs qui se consacrent à la SST en exerçant diverses disciplines, comme la microbiologie, l’épidémiologie, la santé psychologique, le bruit, les vibrations et l’ergonomie.

La chercheuse Geneviève Marchand de l’IRSST et l’animateur François-Étienne Paré durant le tournage de l’épisode C’est dans l’air.
La chercheuse Geneviève Marchand de l’IRSST et l’animateur François-Étienne Paré durant le tournage de l’épisode C’est dans l’air.

Faire briller la recherche

Pour l’IRSST, cette collaboration permet de faire rayonner la recherche en santé et en sécurité du travail, et par le fait même, les chercheurs. « Chaque jour, nous produisons de nouvelles connaissances pour le monde du travail. C’est une chance inouïe pour le Québec, les employeurs et les travailleurs québécois d’héberger le plus important centre de recherche en SST au Canada et l’un des plus importants à l’échelle internationale, mentionne la présidente-directrice générale de l’IRSST, Lyne Sauvageau. L’émission Facteurs de risque, diffusée à la télévision autant qu’en mode Web, permet d’intéresser un large public à la recherche en SST et représente une courroie de transmission supplémentaire du savoir développé à l’Institut vers les travailleurs, et j’en suis très fière. » La première diffusion télé a eu le 18 février 2020 sur les ondes de Savoir média. Depuis cette date, tous les épisodes et toutes les capsules sont également disponibles sur la plateforme de Savoir média.

Le contenu des six émissions

Ce bruit qui dérange

Il existe encore plusieurs milieux de travail trop bruyants, ce qui, à la longue, peut causer des problèmes auditifs, même si des protections sont fournies aux travailleurs. C’est tout un casse-tête pour les chercheurs, qui tentent d’identifier les sources du bruit et de voir comment le réduire.

Exposition chimique

Nous sommes tous exposés à des produits chimiques au quotidien, et dans certains milieux de travail, il est impossible d’y échapper. Une exposition sur une moyenne ou longue période à un métal lourd, le plomb par exemple, peut avoir de sérieuses répercussions sur les organes vitaux. Comment diminuer les risques pour les travailleurs ? Les scientifiques y travaillent !

Les nouveaux défis

L’introduction de robots dans quelques milieux de travail a facilité certaines opérations, mais quels sont les risques que courent les travailleurs qui sont en contact avec eux ? Parmi les autres risques apparus récemment, on trouve aussi les déchets électroniques, qui contiennent des métaux lourds, et les nanomatériaux, qui s’infiltrent facilement dans le corps. Pour protéger les travailleurs du 21e siècle, les chercheurs doivent continuellement rester à jour. 

Le corps sous pression

Le corps est régulièrement mis à l’épreuve au travail. Pensons notamment à l’effet de la chaleur sur un travailleur, mais aussi aux troubles musculosquelettiques que génèrent les mouvements répétitifs, les charges lourdes, et même la position assise toute la journée. Des pistes de solution existent, allant d’un calculateur de contraintes thermiques aux exosquelettes.

Chutes, chocs et coups

Que l’on travaille dans un entrepôt, dans un hôpital, dans la rue ou sur les toits, le risque de faire une chute est constant, que ce soit de hauteur ou sur un sol glissant. Mais le corps peut aussi subir d’autres types de chocs et de coups. Harnais, semelles spéciales, cadenassage : il existe plusieurs façons de protéger l’intégrité physique des travailleurs, et la recherche continue pour les améliorer davantage.

C'est dans l'air

Il n’y a rien de plus normal que de respirer et pourtant, certains le font dans des environnements de travail qui contiennent des produits toxiques, de la poussière, de l’amiante ou des bactéries. Même les boulangers peuvent développer de l’asthme professionnel à cause de la farine ! Le défi des chercheurs, c’est de rendre l’air plus sain pour ceux et celles qui travaillent dans ces milieux.