Surveillance du radon : vers une meilleure identification des bâtiments vulnérables
Par Catalina Rubiano
5 mai 2026
Le radon (Rn) est un gaz radioactif naturel, incolore et inodore produit par la désintégration de l’uranium dans le sol. Il s’infiltre dans les bâtiments par les fondations et s’accumule principalement dans les niveaux inférieurs. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé cette substance comme cancérigène chez l’humain (groupe 1) en raison des dommages causés aux cellules pulmonaires lorsque les particules solides dégagées sont inhalées. Une étude pilote menée au Québec entre 2022 et 2023 a mesuré la concentration du Rn dans 57 lieux de travail situés dans 4 régions distinctes. Les données ont révélé que la majorité des établissements affichaient des niveaux bien en dessous du seuil fixé dans la directive canadienne pour le radon (200 becquerels par mètre cube). Néanmoins, l’étude a souligné 2 points critiques pour la prévention : le ciblage prioritaire de certains bâtiments pour des tests de dépistage, car le type de matériau des fondations a des répercussions sur le dégagement du Rn, et le besoin d’une surveillance ciblée dans les industries en contact avec les matières radioactives naturelles (MRN).