Les travaux sur les échafaudages

Par Paul Therrien

30 août 2022

Couramment utilisés pour des travaux sur les bâtiments, les échafaudages sont partout où les travailleurs et les travailleuses doivent atteindre des hauteurs ou des recoins difficiles d’accès. Or, les personnes qui assemblent ou utilisent ces structures s’exposent à des risques sérieux comme des chutes qui peuvent être mortelles. Pour réduire les risques au minimum, les échafaudages doivent être montés et utilisés conformément aux règles de sécurité en vigueur. Trois experts nous en disent plus sur ces structures essentielles à la réalisation d’un grand nombre de tâches.

Un échafaudage, c’est un équipement de travail temporaire composé de plateformes superposées qui sont le plus souvent en acier, mais qui peuvent aussi être en bois ou en fibre de verre. Les échafaudages permettent aux travailleurs et aux travailleuses d’accéder à des endroits élevés ou restreints par une échelle sans obstacles, un escalier ou le bâtiment, tout en leur fournissant une protection contre les chutes. On se sert des échafaudages autant sur les chantiers de construction qu’en usine. On peut les voir partout, car ils sont utilisés pour effectuer des travaux sur les bâtiments résidentiels, commerciaux et industriels comme de la maçonnerie, de la peinture, des travaux de toiture et des travaux de revêtement. Les échafaudages sont aussi fort utiles pour réaliser des travaux d’entretien à l’extérieur, comme le lavage de vitres, ou à l’intérieur, dans des endroits difficiles d’accès, et des travaux d’entretien d’équipements de toutes sortes. « Les situations dans lesquelles on utilise des échafaudages sont très variées, dit Jonathan Burns, président de l’Association québécoise de l’industrie de l’échafaudage et de l’accès (AQIEA). On en retrouve dans les milieux artistiques, afin de monter des structures temporaires pour des événements, ou pour entretenir des œuvres d’art, ainsi que dans les milieux institutionnels, comme les écoles et les hôpitaux, où le personnel d’entretien en a besoin pour se rendre au plafond afin de le nettoyer ou de changer les ampoules… La liste est très longue. » Pour sa part, Isabelle Dugré, conseillère en prévention à l’Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur de la construction, fait ressortir le côté sécuritaire de ces structures : « Dès qu’il y a des travaux à faire en hauteur, l’échafaudage est l’un des moyens les plus sécuritaires pour déposer les pieds et effectuer sa tâche. Dans le Code de sécurité pour les travaux de construction [CSTC], c’est indiqué que les échafaudages doivent se trouver là où les travailleurs ne disposent pas d’une base solide pour exécuter les travaux en toute sécurité. Selon la réglementation, on devrait travailler dans un échafaudage à partir du moment où l’on ne peut pas exécuter nos tâches au sol. »

Les types d’échafaudages

Il existe une grande variété d’échafaudages adaptés à toutes les situations, le plus commun étant celui à cadres métalliques. Dans le secteur industriel, c’est l’échafaudage modulaire, communément appelé « à rosettes », qui est le plus utilisé. Il y a également l’échafaudage à tour et l’échafaudage à plateforme. Certains échafaudages sont déjà partiellement assemblés. Parmi ceux-ci, on trouve des modèles mobiles sur roues ou avec des châssis pneumatiques, des modèles conçus avec des tubes et des raccords, dont les raccords à rosettes, et des modèles qui ont des cadres plus légers, standards ou plus massifs, selon qu’il s’agit de petits ou de gros travaux. On peut aussi assembler des échafaudages sur le plan de la géométrie, afin de surmonter des obstacles horizontaux et verticaux. Les échafaudages « volants » sont, pour leur part, suspendus à un bâtiment et permettent l’entretien d’une façade. Les échafaudages en fibre de verre ne conduisent pas l’électricité.

Des risques à gérer

Lorsqu’on travaille avec un échafaudage, on s’expose à différents dangers, dont celui de faire une chute mortelle, ce qui se produit malheureusement encore trop souvent. Depuis les cinq dernières années (2017­-2021), plus de 1 000 accidents du travail en lien avec des échafaudages se sont produits au Québec, dont plus de 200 dans la dernière année seulement. Il y aurait en moyenne deux personnes par jour, au Québec, qui se blesseraient lors d’une chute, et cela représente près de la moitié (47 %) des accidents liés aux échafaudages. Les risques de tomber sont plus élevés quand les planchers ne sont pas ceinturés de garde-corps sur tous les côtés ouverts sur le vide ou quand ils sont surchargés ou en mauvais état. « En général, les plateformes suspendues sont celles qui comportent le plus de risques d’accident. C’est pourquoi on rappelle qu’il faut beaucoup de compétence et de la planification pour entretenir de tels systèmes », dit Jonathan Burns.

Chaque année, il se produit environ 200 accidents liés aux échafaudages. Parmi les événements pouvant causer des blessures très graves, on note l’effondrement ou le renversement de l’échafaudage. « C’est ce qui peut se produire si le sol n’a pas la capacité de supporter toutes les charges ou s’il n’est pas à niveau, explique Isabelle Dugré. L’échafaudage peut aussi se renverser s’il n’est pas solidement amarré à la structure en face de laquelle il est érigé. En outre, la présence sur l’échafaudage d’une toile contre les intempéries ou d’un filet pour prévenir la dispersion des débris crée des risques de renversement, car l’ajout d’une toile ou d’un filet augmente l’effet de la poussée du vent. Ainsi, une annexe du CSTC explique les règles particulières à appliquer lorsqu’on met une toile ou un filet. Finalement, un effondrement peut survenir s’il y a trop de poids sur l’échafaudage ou si ses composantes sont déficientes ou absentes. » Il importe de mentionner que des risques d’électrisation sont aussi présents, « surtout que les pièces manipulées, comme les croisillons, sont longues et peuvent entrer dans la zone d’arc des lignes électriques », ajoute la conseillère en prévention.

Le cadre légal

Les échafaudages servent à réaliser des travaux qui ne peuvent pas être effectués à partir d’une surface stable ou du sol. L’utilisation des échafaudages est encadrée par le législateur dans deux règlements en chantier (sous-section 3.9 du CSTC) et en établissement (articles 32 et 33 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail [RSST]).

Les échafaudages comprennent un plancher qui doit être muni de garde-corps lorsqu’il y a un risque de tomber, selon la réglementation (article 2.9.2 du CSTC et article 33(4) du RSST).

Dorothée Vallée, conseillère experte du secteur de la construction à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), nous donne quelques chiffres additionnels : « Près de 60 % des accidents impliquant un échafaudage ont lieu en chantier et 40 %, dans des établissements, dit-­elle. Environ 20 % des accidents les plus fréquents [autres que les chutes] surviennent lorsqu’un travailleur est heurté par un objet qui tombe. Une blessure sur cinq est causée par un effort excessif ou une réaction du corps. » Il importe de mentionner que même un très petit objet qui tombe d’un échafaudage haut de 15 étages peut être mortel pour les personnes sur lesquelles il tombe. Les monteurs d’échafaudages risquent de développer des troubles musculosquelettiques, par exemple aux membres supérieurs et inférieurs. Ces blessures sont dues aux risques ergonomiques liés à la manipulation des composantes d’échafaudage lourdes et encombrantes, comme les cadres métalliques et les madriers.

« Il faut identifier les risques pour mettre en place des mesures de prévention efficaces, dit Isabelle Dugré. Quand on a identifié ces risques, on peut dresser la liste des moyens à mettre en place selon la hiérarchie des mesures de prévention. Une meilleure formation et une bonne circulation de l’information, entre autres, contribuent grandement à réduire le nombre d’accidents liés aux échafaudages. »

Les éléments qui témoignent de la solidité de la structure de l’échafaudage

Stabilité du sol et assises

Le sol doit résister aux charges et ne présenter ni affaissement ni déplacement. Des soles ou des longrines (madriers) doivent être utilisées sous les appuis lorsque le terrain n’est pas assez ferme ou si l’on prévoit monter des matériaux lourds dans l’échafaudage. On ne doit jamais utiliser des empilements de briques ou de blocs de béton pour supporter un échafaudage.

Assemblage

L’échafaudage doit être contreventé à l’aide de croisillons de chaque côté des cadres. Les éléments doivent être retenus ensemble par des barrures verticales.

Amarrage

L’échafaudage doit être stabilisé avec des ancrages au mur lorsque sa hauteur dépasse trois fois la plus petite dimension de sa base. Les amarres doivent être rigides et doivent pouvoir supporter les charges de l’échafaudage et du vent. Des haubans peuvent aussi être utilisés à cette fin.

Plancher

Il doit être conçu pour éviter tout basculement ou glissement, doit couvrir tout l’espace de travail jusqu’au mur ou aux garde-corps, doit avoir une largeur minimale libre de 470 mm et doit être éloigné d’au plus 350 mm de la construction. La résistance du plancher doit être nettement supérieure au poids de la charge qu’il supporte.

L’importance de la mise en place des mesures

Selon l’article 51 de la Loi sur la santé et la sécurité du travail, le choix du moyen de positionnement pour des travaux en hauteur se fait par l’employeur. L’article précise en effet que l’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique et psychique du travailleur en mettant en place les méthodes de travail appropriées pour les tâches à accomplir. « Est-­ce que la tâche se fera dans une échelle, puisque la tâche est de courte durée et s’effectue à une hauteur pas si élevée? Est­-ce qu’une plateforme élévatrice mobile de personnel sera privilégiée? Ou plutôt un échafaudage? C’est vraiment à l’employeur de répondre à ces questions et de choisir la méthode la plus sécuritaire pour le travail en hauteur, dit Isabelle Dugré. L’employeur doit aussi déterminer quels sont les obstacles en hauteur et ceux qui se trouvent au sol. La nature des dangers liés à l’environnement et à la tâche doit être évaluée par l’employeur, en prenant en considération la capacité de l’échafaudage. »

La décision que doit prendre l’employeur en lien avec le type d’échafaudage à choisir se fait donc selon de nombreux critères, comme la hauteur à atteindre, la surface à couvrir, le type de construction à entretenir, la circulation des piétons dans les environs, les conditions météorologiques et la masse des charges à entreposer sur l’échafaudage. L’installation, l’assemblage et le montage d’un échafaudage nécessitent la réalisation d’une étude et l’élaboration d’un plan de montage au préalable. La stabilité de l’échafaudage dépend de son assise au sol et de son amarrage qui sont mis en place conformément aux plans et procédés de montage prévus par un ingénieur le cas échéant. Ainsi, il est essentiel de veiller à la bonne installation des ancrages et des amarrages. « Les dangers d’effondrement font l’objet d’une politique de tolérance zéro de la CNESST, car la gravité des blessures à la suite d’un tel accident est très élevée », affirme Dorothée Vallée. Une personne qualifiée doit donc donner des instructions claires, en plus de superviser les manœuvres d’assemblage et de démontage des échafaudages. « C’est à l’employeur de désigner une personne compétente pour superviser le montage, dit Isabelle Dugré.

Malheureusement, on constate encore des lacunes quant aux méthodes de montage et aux conditions d’utilisation des échafaudages. » Jonathan Burns, de son côté, insiste sur l’importance de l’ingénierie : « La priorité, c’est la compétence et la formation : l’ingénierie contribue grandement à éliminer les risques liés aux échafaudages », dit­il. En effet, la conformité est essentielle pour la santé et la sécurité du travail; un échafaudage qui n’est pas monté selon les normes n’est pas considéré comme conforme. Ainsi, pour la protection collective et individuelle des travailleuses et des travailleurs, des normes et des lois doivent être respectées. « Un échafaudage peut être zéro risque, affirme le président de l’AQIEA. Il s’agit que le processus soit planifié et réalisé par des personnes compétentes. » Enfin, une analyse des risques doit être effectuée par les personnes qui assemblent l’échafaudage ainsi que par celles qui travailleront sur la structure par la suite.

Une responsabilité partagée

Bien que la responsabilité de l’employeur soit très claire, il est primordial que les travailleuses et les travailleurs respectent les règles de sécurité lorsqu’ils assemblent un échafaudage et qu’ils travaillent dessus. Ces règles ont été mises en place afin d’éviter des chutes de personnes. Lorsqu’ils ont lieu à une hauteur de plus de trois mètres, les accidents de ce type peuvent causer des blessures graves allant jusqu’à la paralysie et la mort. « Les travailleurs doivent participer à l’identification des risques en signalant à leur employeur tout problème rencontré lors du montage et du démontage de l’échafaudage ainsi que lors de son utilisation afin que la situation soit corrigée rapidement », dit Dorothée Vallée.

Une protection collective… Et individuelle

En matière de prévention, on trouve deux types d’outils dans le monde des échafaudages. D’une part, il y a les structures générales de l’échafaudage, qui sont mises en place pour la protection collective. D’autre part, il y a des équipements spécifiques pour prévenir les blessures graves chez les personnes. Par contre, en ce qui concerne les équipements de protection individuelle (EPI), Isabelle Dugré fait une mise en garde : « Bien que parfois nécessaires, ils constituent les mesures les moins efficaces pour prévenir les accidents dans ce type de situation. » Pour illustrer ce fait, elle donne l’exemple suivant : « Pour prévenir les blessures causées par une chute d’objet, des plinthes sont placées à la base de chaque plancher. Il s’agit en quelque sorte de petits murs qui empêchent des outils de glisser et de tomber dangereusement au sol. C’est une mesure collective, car les plinthes sont des installations permanentes sur l’échafaudage une fois son assemblage terminé. Or, si des plinthes sont manquantes et qu’un objet tombe de haut, le port d’un casque par la personne qui reçoit l’objet sur la tête la protégera contre la probabilité d’une blessure grave. Dans cette situation, il demeure que le risque de blessure est tout de même présent – l’objet peut la frapper à l’épaule ou ailleurs –, car il n’y avait pas de mesure de protection collective. » « Les échafaudages sont des équipements sécuritaires pour tous lorsqu’ils sont adéquatement montés et utilisés », résume Dorothée Vallée.

Les utilisatrices et les utilisateurs d’échafaudage doivent être protégés contre les chutes de hauteur par des garde-corps entourant chaque plancher de travail. Les amendes sont d’ailleurs très lourdes dans le cas de structures élevées qui ne possèdent pas cette protection collective. Il existe une multitude de modèles de garde-corps adaptés à tous les types d’échafaudages. Pour l’utilisateur ou l’utilisatrice de l’échafaudage, il existe des EPI spécifiques pour prévenir les chutes, comme le harnais de sécurité, la liaison antichute et le système d’ancrage. Toutefois, la travailleuse ou le travailleur doit maintenir sa vigilance en tout temps, même s’il est accroché à une barre d’assurance avec son harnais. Encore là, ces équipements servent à prévenir les blessures graves lors d’une chute, mais ils n’éliminent pas les risques de blessure pour autant. Enfin, les autres EPI utilisés par les travailleuses et les travailleurs sur les échafaudages sont ceux souvent utilisés dans le milieu de la construction, comme les bottes de sécurité, les gants, le casque et les protecteurs auditifs.

Des règles claires à respecter

Pour prévenir les dangers d’effondrement ou de renversement d’un échafaudage, l’employeur a des responsabilités légales.

  • L’employeur doit s’assurer d’amarrer solidement l’échafaudage à un bâtiment ou à une structure au moyen d’ancrages ou au sol au moyen de haubans. Il doit en plus s’assurer que les montants métalliques reposent sur des plaques et des madriers.
  • Les planchers doivent avoir une largeur minimale de 470 mm et être libres de tout obstacle, et les bords doivent être situés à moins de 350 mm d’un mur ou d’un autre plancher en l’absence de garde-corps. De plus, les éléments du plancher doivent être posés de façon à ce qu’ils ne puissent ni glisser ni basculer (article 3.9.8 du CSTC).
  • Les éléments constitutifs de l’échafaudage doivent être en bon état et être correctement installés (articles 3.9.2(a), 3.9.3(1) du CSTC et article 33(1) du RSST).
  • Les échafaudages doivent être munis de garde-corps lorsque les travailleuses et les travailleurs qui s’y trouvent sont exposés à un danger de chute de plus de trois mètres (article 2.9.2 par. 1 (3) du CSTC et article 33(4) du RSST).
  • Avant son installation, des plans signés et scellés par un ingénieur ou une ingénieure doivent être transmis à la CNESST et être disponibles sur demande pour tout échafaudage métallique de plus de 18 mètres de hauteur (articles 2.4.1(2.e) et 2.4.1(5) du CSTC). Il est à noter qu’une planification et une vérification par un ingénieur ou une ingénieure peuvent aussi être nécessaires pour d’autres types d’échafaudages, par exemple les échafaudages en bois de neuf mètres et plus.

En cas de manquement à ces règles, une inspectrice ou un inspecteur de la CNESST peut arrêter les travaux. Les personnes fautives peuvent être passibles de poursuites pénales.

Au cours des 20 dernières années, les plinthes, les garde-corps et les escaliers des échafaudages ont été grandement améliorés, reconnaît Jonathan Burns : « Un système qui est de plus en plus populaire, c’est l’échafaudage modulaire, dit à rosettes, car son assemblage est beaucoup plus polyvalent que celui de l’échafaudage à cadres métalliques. Ce système a beaucoup évolué, offrant une meilleure ergonomie, donc une meilleure protection de la santé et de la sécurité des travailleuses et des travailleurs. »

Les moyens de protection contre les chutes

Garde-corps

Ce moyen de protection collective empêche les chutes. Il doit être installé en bordure du vide, sur les côtés d’un plancher, d’un toit, d’une plateforme, d’un échafaudage, d’un escalier ou d’une rampe. Le garde-corps doit être installé à tout endroit d’où un travailleur ou une travailleuse risque de tomber. Le garde-corps doit être d’une hauteur de 1 à 1,2 m, comporter une lisse intermédiaire à mi-hauteur et une plinthe au niveau du plancher pour empêcher la chute d’objets.

Barre d’assurance horizontale

Elle est conçue pour servir de point d’ancrage directement sur l’échafaudage. Faite en aluminium, la barre d’assurance horizontale est longue de 3 m et pèse 5,9 kg. Elle résiste à la chute d’une travailleuse ou d’un travailleur de 100 kg muni d’un harnais et d’un absorbeur d’énergie conforme à la réglementation en vigueur. Elle est transportable par une seule personne au fur et à mesure que celle-ci progresse dans son travail.

La barre d’assurance horizontale peut être utilisée lors de travaux sur des échafaudages à cadres métalliques dont les cadres sont situés à 3 m de distance les uns des autres. Elle peut aussi être employée lorsqu’il y a des risques de chute de hauteur de plus de 3 m et lorsqu’il est impossible d’utiliser d’autres moyens de protection contre les chutes.

Harnais et liaison antichute

Ces deux composantes font partie d’un système de protection individuelle contre les chutes. Le harnais est un équipement composé de sangles qui entourent les épaules, le torse, le bassin et les cuisses. Il soutient la personne pendant une chute, permet à la personne de supporter le choc causé par l’arrêt de chute et maintient la personne en position verticale jusqu’à ce qu’on lui porte secours.

Lorsque le port du harnais est retenu comme mesure de prévention, la personne doit relier le harnais à un ancrage à l’aide d’une liaison antichute. Celle-ci doit comprendre minimalement un cordon d’assujettissement, ainsi qu’un absorbeur d’énergie ou un dispositif à cordon auto rétractable (enrouleur-dérouleur).

Pour en savoir plus

Consultez la page Critères pour un échafaudage sécuritaire du site Web de la CNESST.

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